Bingo_Sherbrooke
Jacinthe Dubé
Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous    
 
Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Dire tout et son contraire


26 juillet 2010
 Imprimer   Envoyer 

Je suis un Sherbrookois de souche. Et la souche est bien enracinée! C'est une ville que j'aime, dont je vante les atouts. Une ville que je vois grandir, changer et se moduler au fil du temps.

 J'ai vu le centre-ville grouiller d'activités commerciales au début des années 70. J'ai arpenté la Wellington avec mes parents à maintes reprises. Je me suis arrêté au restaurant D'artagnan, j'ai été impressionné par les colonnes majestueuses de la banque au coin de King . Chez Smith-Savard, je me souviens de ce système de tuyau d'aspirateur qui propulsait une capsule dans laquelle circulaient la facture et l'argent des clients. Le tout était traité à une caisse centrale, et la capsule revenait avec la monnaie. J'ai magasiné, ado, chez Cardinal, tout au bout de la  Well. Je me souviens d'ailleurs avoir rêvé de bien des trucs dans leur catalogue...

J'ai donc vu le centre-ville grouiller et vivre. Je l'ai vu mourir, aussi, plus tard. Puis, la renaissance s'est amorcée. Tout doucement. Mais toujours, j'ai aimé Sherbrooke. Je suis un bon public quand il s'agit de ma ville. Un fan fini, diront certains. Je l'assume.

Comment se fait-il, alors, que le fan fini en moi ne réussisse pas à s'inscrire dans les projets de Cité des Rivières lorsqu'ils sont annoncés?  Je me rallie toujours avec le résultat final, ou presque, mais je ne réussis plus à m'emballer au moment des annonces de leurs projets.

Je crois que j'ai trouvé : trop de communication, pas assez d'information. Trop de spécialistes dans la fabrication du message à communiquer, et pas assez d'informations réelles, senties et sincères.

Je marche souvent autour du lac des Nations. Et j'apprécie chaque pas. Mais j'ai de la misère à oublier que tout ça est le résultat final d'un projet prévu pour être grandiose (85 millions de dollars devant amener 500 000 visiteurs par année à Sherbrooke). 

La même dynamique de communication s'est appliquée pour Omaterra.  Une annonce d'un produit d'appel majeur devant attirer des dizaines de milliers de visiteurs. J'ai applaudi. Je suis bon public. Puis, j'ai vu la publicité télé. Rien de moins que spectaculaire! Grandiose! Incroyable! J'avais hâte. Visiblement, la campagne de publicité fonctionnait.

Puis, la machine s'emballe. Congédiement de Lysanne Gallant. Conférence de presse un dimanche soir pour annoncer que l'informatique n'était pas bien arrimée et qu'il fallait repousser le spectacle d'une semaine. Nous avions des billets pour le 10 juillet. Il fallait repousser. Soit! Voilà qu'on nous propose plutôt un rabais pour assister quand même au spectacle durant la fin de semaine. J'avais compris que le spectacle devait être repoussé... Puis, une autre communication de l'organisation nous met en garde contre le danger de s'attendre à trop du spectacle. Qu'il aura besoin de temps pour grandir, que tout ça est normal, qu'il ne faut pas s'emballer trop vite. Tout le contraire de ce que j'avais entendu depuis des mois. 

Au moment de cette dernière communication, j'ai vécu une forme de malaise : me reprochait-on, comme spectateur d'avoir eu des attentes? Si c'est le cas, est-ce que je devais me sentir coupable d'avoir mal interprété le message spectaculaire que j'avais reçu?

Mon point sur Omaterra est le suivant : je suis Sherbrookois et j'aime ma ville. J'irai voir le spectacle en toute bonne foi. Honnêtement, je crois que j'aimerai la chose. J'ai un préjugé favorable. J'ai hâte de savourer le travail d'Anh-Minh Truong, de Stéphane Baillargeon et de Vincent Cotnoir, trois artisans dont je connais et apprécie le travail. J'ai hâte de découvrir celui des autres artisans du spectacle. Les chances sont bonnes que je devienne un ambassadeur du spectacle, comme je le suis généralement pour ma ville.

Mais, encore une fois, mon adhésion sera venue sur le tard. Après bien des tiraillements. Je maintiens: trop de communication et pas assez d'information.

À partir de maintenant, jouons le jeu franchement : moins d'encre et plus d'eau. 

Clin d'œil de la semaine

Si tout fonctionne bien pour Omaterra, et bien, Omapaiera... 

 

 

 


Granada_21janv-3fev
Inscription Infolettre EstriePlus.com
  A LIRE AUSSI ...

La nostalgie. La saine et l’autre.

Lundi le 23 janvier 2023      
La nostalgie. La saine et l’autre.
Les mots qui camouflent bien la réalité

Lundi le 9 janvier 2023      
Les mots qui camouflent bien la réalité
L’histoire de Paule et Line

Lundi le 16 janvier 2023      
L’histoire de Paule et Line
Coop_funeraire_estrie
NOS RECOMMANDATIONS
Tournoi provincial midget - junior de Fleurimont : de retour dès le 2 février

Mardi le 31 janvier 2023      
Tournoi provincial midget - junior de Fleurimont : de retour dès le 2 février
315 412 $ pour le redressement du chemin du Lac à Saint-Georges-de-Windsor

Lundi le 30 janvier 2023      
315 412 $ pour le redressement du chemin du Lac à Saint-Georges-de-Windsor
Paul Gingues persiste et signe

Jeudi le 26 janvier 2023      
Paul Gingues persiste et signe
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
Immeuble Saphire
 
François Fouquet
Lundi, 30 janvier 2023
Prête-moi une intention

Campus_Modulo
École secondaire du Triolet : alerte à la bombe? Par Julie Meese Vendredi, 27 janvier 2023
École secondaire du Triolet : alerte à la bombe?
315 412 $ pour le redressement du chemin du Lac à Saint-Georges-de-Windsor Par Julie Meese Lundi, 30 janvier 2023
315 412 $ pour le redressement du chemin du Lac à Saint-Georges-de-Windsor
500e chronique de Daniel Nadeau pour EstriePlus Par Julie Meese Vendredi, 27 janvier 2023
500e chronique de Daniel Nadeau pour EstriePlus
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2023 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous