LaChance_pro
Jacinthe Dubé
Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous    
 
Actualités Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Par la base. Par la très grande base…

 Imprimer   Envoyer 
Photo : Les États-Unis, au nom des droits civils fondamentaux, deviendront les États-militarisés-Unis d’Amérique. - François Fouquet
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi le 26 février 2018      

Rien de change par le haut dans nos systèmes politiques, sociaux et économiques. Rien.

Je prends à témoin Barack Obama qui a fait plusieurs interventions solides après des fusillades aux États-Unis lors de ses deux mandats. Jamais il n'a pu écorcher le vernis luisant de la NRA (la National Riffle Association). Obama avait ému la majorité des gens aux États-Unis, mais les colonnes du temple ne sont pas émotives. Elles tiennent sur une majorité d'élus qui eux sont ballottés sur l'océan des lobbys.

Des artistes ont crié, chanté, dansé leur colère. Rien n'y a fait.

Les États-Unis, au nom des droits civils fondamentaux, deviendront les États-militarisés-Unis d'Amérique. Les élèves des écoles verront peut-être un jour leur professeur armé et prêt à tirer sur quiconque menacera leur sécurité. Ils croiseront ce prof après avoir franchi trois ou quatre guérites de détection de métal.

Ils apprendront la méfiance du voisin, consolideront l'héritage haineux de leurs parents, héritage basé sur le fait que si, en plus, ton voisin est différent de toi, il est donc dangereux. Ils apprendront la violence et l'intolérance en même temps qu'ils apprendront à écrire. Et ils chanteront l'hymne national deux fois par jour pour bien galvaniser leur esprit.

Dans les pays industrialisés, il y a une détresse palpable dans une grande proportion de la population. C'est pareil aux États-Unis. La détresse est d'abord économique et prend tous les visages et virages ensuite. Plusieurs de ces personnes ont voté pour Trump. Ils ont cru en sa promesse de ramener les choses comme elles étaient dans les années '50 et '60.

Le doux temps où tous les espoirs étaient permis...

Parce que tout est là : il y a une grande panne d'espoir aux É.-U. Et Trump est le plus désespérant des présidents américains des cent dernières années!

Tenons ceci pour acquis : le changement ne viendra jamais par le haut. Il viendra de la base.

Et là, il y a de l'espoir! L'espoir qui émane de ces centaines de jeunes qui sont devenus des milliers rapidement. Des jeunes très articulés qui ont gueulé leur colère sans utiliser de langue de bois. Des jeunes qui ont commencé une vague. Une vague qui trouve écho un peu partout sur la planète.

Entre une vague de la sorte et la possibilité qu'un président innovant et bienveillant vienne casser le deuxième amendement de la constitution, je mise toutes mes billes sur la vague.

L'air de rien, à toujours attendre après le chef de parti qui changera tout en notre nom, on n'avance à rien. Rien ne se passe ni ne se passera de cette façon.

Il nous faut réapprendre à nous regrouper. À dire les choses. À s'impliquer un peu plus. À faire connaître notre colère, notre désarroi. Regardez bien la prochaine campagne électorale du Québec : une série de cassettes avec des messages prémâchés et répétés ad nauseam. Ce sera cela. Et ils moduleront leur message sur ce qu'ils ont comme perception de ce que l'électeur veut entendre. Ce n'est pas une dynamique compliquée! Il n'y a qu'un signal provenant de la base pour venir modifier les choses.

Aux États-Unis, l'espoir prend forme dans des manifestations de jeunes visiblement plus articulés que le président lui-même. C'est un espoir mince. Mais c'est de l'espoir quand même!

Cette chronique n'est pas un appel à la manifestation. C'est un appel à la mobilisation. Juste crever notre petite bulle si confortable pour s'intéresser aux enjeux sociaux, économiques et politiques.

Juste avant que l'espoir ne s'allume plus dans les yeux de nos jeunes parce que la pression de performer et de gagner assez de sous pour être un vrai consommateur.

Ce n'est pas tant une question de gun. C'est d'abord une affaire d'espoir.

Clin d'œil de la semaine

Lu cette semaine : la tuerie a été faite par un musulman? On bloque les frontières. Par un noir? On ajoute des prisons et des policiers. Par un hispanophone? On bâtit un mur. Par un blanc? On envoie pensées et prières...


Écoloboutique_2023
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...

La nostalgie. La saine et l’autre.

Lundi le 23 janvier 2023      
La nostalgie. La saine et l’autre.
Les mots qui camouflent bien la réalité

Lundi le 9 janvier 2023      
Les mots qui camouflent bien la réalité
L’histoire de Paule et Line

Lundi le 16 janvier 2023      
L’histoire de Paule et Line
Coop_funeraire_estrie
NOS RECOMMANDATIONS
Paul Gingues réclame un moratoire sur le 400, rue Marquette et les autres projets

Lundi le 23 janvier 2023      
Paul Gingues réclame un moratoire sur le 400, rue Marquette et les autres projets
5,3 M$ pour Tourisme Cantons-de-l’Est

Mardi le 24 janvier 2023      
5,3 M$ pour Tourisme Cantons-de-l’Est
L’Université de Sherbrooke parmi les plus influentes en recherche au pays

Lundi le 23 janvier 2023      
L’Université de Sherbrooke parmi les plus influentes en recherche au pays
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
SAC-Pantalons-Veste_promo
 
François Fouquet
Lundi, 23 janvier 2023
La nostalgie. La saine et l’autre.

LaChance_pro
6,5M$ pour l’entreprise sherbrookoise Espace-inc. Par Julie Meese Lundi, 23 janvier 2023
6,5M$ pour l’entreprise sherbrookoise Espace-inc.
Partenariat entre Défi Polyteck et Chocolat Lamontagne Par Julie Meese Jeudi, 26 janvier 2023
Partenariat entre Défi Polyteck et Chocolat Lamontagne
75 000$ pour la Fondation Christian Vachon Par Julie Meese Lundi, 23 janvier 2023
75 000$ pour la Fondation Christian Vachon
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2023 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous